Réduire, Réutiliser et RecyclerZoom sur l’écologie et le pouvoir d’achat avec les “bienfaits” du commerce en ligne (ou « e-commerce »)…

Celui-ci connaît en effet un succès grandissant, avec une progression des ventes d’environ 20%  en 2008 selon Benchmark Group. Plus de 21 millions de Français ont ainsi effectué un achat en ligne au cours des douze derniers mois.  Et 68% des internautes auraient l’intention de faire leur cadeaux de Noël en ligne.

Si, en ces temps de crise économique,  ces derniers voient avant tout l’e-commerce  comme la possibilité de faire des achats à moindre coût, ils ne savent pas toujours que cette démarche recèle bien des avantages écologiques par rapport au commerce « traditionnel ».

 

Écologie : la face cachée de l’« e-commerce »…

Selon une étude menée par le comparateur de prix Kelkoo  (septembre 2008), près d’un Français sur trois considère que l’achat sur Internet est plus écologique que l’achat dans un point de vente « classique ». Et ils n’ont pas tort ! 

Si les différences entre boutique classique et boutique en ligne ne semblent pas si nombreuses que cela à première vue, il a été démontré  que leurs empreintes écologiques étaient loin d’être identiques. Les raisons ? Les économies de transport réalisées par le commerce en ligne.

De la même manière qu’un commerce classique, le commerce en ligne nécessite un entrepôt qui centralise la marchandise. Mais, alors que dans le premier cas les produits sont livrés et entreposés dans un magasin spécialement aménagé pour leur mise en avant (avec toute la consommation en éclairage ou chauffage que cela nécessite) et où la plupart des consommateurs se rend en voiture,  ceux achetés en ligne sont livrés –le plus souvent par La Poste- directement chez l’acheteur, ne nécessitant pas un « surplus » de déplacement automobile de la part de ce dernier.

On pourrait penser que ces économies de transport sont largement « compensées » par les opérations d’emballages et de livraisons -parfois lointaines- réalisées par le commerce en ligne. Or, selon les dernières études, il n’en serait rien :

  • A la demande de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), deux ingénieurs américains, Scott Matthews et Chris Hendrickson (2001)*, ont comparé l’achat d’un livre dans une librairie classique et l’achat en ligne, tenant compte des distances de livraison, des émissions de gaz par les véhicules, de l’espace commercial, ou encore des ressources nécessaires pour le renvoi des marchandises. Leur conclusion montre que les ventes en ligne dans la plupart des cas sont plus économiques et écologiques que les ventes sur place, en particulier lorsque les particuliers se rendent dans les centres commerciaux en voiture.
  • Autre constat : l’e-commerce est d’autant plus écologique lorsque la livraison terrestre est préférée à la livraison aérienne.
  • De même, l’e-commerce provoquerait moins de retours de marchandises donc une moindre dépense d’essence engendrée lorsque les produits non vendus sont renvoyés au manufacturier.
  • Une autre étude menée par le laboratoire américain, l’Oak Ridge National Laboratory, a calculé que les achats de Noël en ligne en 2007 aux USA avaient permis aux acheteurs d’éviter 3 déplacements automobiles et donc le rejet de 492 519 tonnes de CO2 dans l’atmosphère !
  • Une étude menée en 2007 par Esta-via a montré que faire ses courses sur un cybermarché, Paysans.fr, dédié à la consommation équitable de produits frais, est plus écologique : chaque client, effectuant des courses toutes les deux semaines pour 150 euros via ce site, évite de parcourir annuellement 1457 km en voiture en optant pour la livraison à domicile, soit 85 litres de gazole économisés par an, et 2 heures par semaine en temps de trajets et d’achats en moins.

 

Et l’e-commerce entre particuliers ?

Achat en ligneSelon le dernier baromètre CtoC  (Consumer to Consumer) de PriceMinister-La Poste, plus d’un internaute sur deux a acheté ou vendu un produit à un autre internaute via Internet en 2008 !

A l’heure de la crise économique et de la baisse du pouvoir d’achat, la vente d’objets entre particuliers apparaît être une alternative économique aux magasins traditionnels, avec également la possibilité pour les vendeurs d’augmenter leurs revenus.

Mais les raisons de cet engouement ne sont pas seulement à chercher du côté financier mais aussi du côté du… développement durable ! Pour 50% des internautes interrogés, vendre ou acheter des produits à des particuliers permettrait également de réduire le gaspillage et de recycler des objets.

Si les sites de vente entre particuliers comme E-Bay ou PriceMinister sont aujourd’hui les plus fréquentés par les cyber-acheteurs français, la prise en compte grandissante des critères environnementaux par ces derniers met également les sites gratuits de dons / récupération, d’échange ou de location en première ligne.

Ces sites de particuliers à particuliers, dont les produits phares restent les livres, DVD, et produits informatiques, apparaissent complémentaires, et non concurrentiels, aux boutiques en ligne tournées vers l’écologie et la consommation durable, qui proposent des produits dits “verts” (bio, équitables…) et/ou surtout “pratiques” (économies d’énergie, d’eau, de lessive, etc.) encore difficilement trouvables dans le commerce traditionnel**,  avec des informations souvent plus complètes (connaissance du producteur, avis des consommateurs, etc.).

**A titre d’exemple, une étude Ipsos publiée en mars 2007 montrait que 60% des Français jugeaient qu’il n’y avait pas assez de produits équitables dans les boutiques “en dur”.

Source : consoGlobe

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